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L’assistant Google Home est désormais en vente en Europe. Ses grandes oreilles répondront à vos requêtes de divertissement ou de domotique. Toujours à l’écoute, Google Home questionne pourtant la protection de la vie privée. Voici pourquoi.

Google home est l’assistant dont vous rêviez. Un haut-parleur/microphone très design et surtout très smart. Cet appareil permet à son utilisateur de se divertir en demandant à écouter tel titre de musique, mais aussi de contrôler les objets connectés de son environnement, d’éteindre les lampes, de lancer une vidéo, etc. Home Google est toujours à votre écoute, guettant le « OK Google » qui mobilisera vos objets connectés. Avec ses grandes oreilles, Google semble nous faciliter la vie, une nouvelle fois ! Mais … si ce produit permettait d’espionner son propriétaire et les personnes avec qui il vit ? Si Google Home pouvait être activé à distance ? Sont-ce des questions juste bonnes à amuser un paranoïaque ? Peut-être pas.

Profilage sur mesure

Google (Home) cherche à améliorer le profilage de ses (futurs) clients. Les requêtes « OK Google » alimentent dans cet esprit une base de données analysée afin d’identifier l’annonce qui a le plus de chance de toucher sa cible. Tout comme Google l’a fait lorsqu’il scannait, depuis 2004 et jusque fin juin 2017, les comptes Gmail gratuits. Cela lui permettait, en connaissant mieux ses clients, de cibler davantage les annonces, nerf de la guerre. Google Home n’y déroge pas.

Grandes oreilles

Ce qui interpelle, c’est que cet assistant est toujours à l’écoute, seule façon de ne pas rater le « OK Google » qui précédera votre demande. Ses grandes oreilles génèrent ainsi une masse de données traitées par Moutain View, le quartier général de Google. Google Home saura dès lors ce que vous écoutez, ce que vous regardez, quand vous êtes là ou pas, etc. Toute question, demande ou commande est stockée sur les serveurs dédiés et pour un temps indéterminé. Ceci dans un but d’amélioration du service, explique Google.

Google rassure…

Cela pose d’inévitables problèmes de sécurité et de protection de la vie privée. Auquel Google assure avoir réfléchi lors de la conception du produit tout en rappelant l’existence d’un bouton « Mute ». Google précise aussi que seules les informations suivant le « OK Google » sont traitées tandis que celles qui le précèdent ne sont stockées que localement avant d’être supprimées. L’enregistrement de ces données peut être désactivé, via la page « Gérer l’historique Google des activités vocales et audio », mais cela empêcherait le bon fonctionnement de l’appareil. Enfin, les données récoltées par Google Home et transmises à ses serveurs sont cryptées.

Ou pas…

Rappelons toutefois qu’Edward Snowden a dénoncé en 2013 l’existence et l’utilisation par la NSA d’un programme, PRISM, donnant à l’agence un accès direct aux données engrangées notamment par Google. Ainsi, les enregistrements audios conservés sur les serveurs pourraient bien être accessibles à la NSA. De même, Wikileaks vient de révéler les détails d’un programme informatique de la CIA, «Dumbo project», grâce auquel l’agence pourrait contrôler à distance des objets électroniques comme une webcam ou un micro. De là à imaginer que la NSA disposerait d’un programme permettant de prendre le contrôle du microphone de Google Home, il n’y a qu’un pas, vite franchi quand on lit sur google.com ceci : « L’enregistrement audio de mes conversations est-il envoyé aux fournisseurs de services tiers ? Généralement, non. Google transcrit ce que vous dites et leur envoie le texte, mais pas l’enregistrement audio. » Rassurés ?
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